Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Le Rouergue et la patrie française

Vendredi 6 juin 2008

2° Monarchie absolue de 1643 à 1789

Oppression des protestants .

                            Administration des Intendants .

                            Etat de l’instruction .

                            Industrie et agriculture .

                            Poids des impôts . Les abus .

                            Union momentanée du Rouergue et du Quercy

HISTORIQUE DU ROUERGUE

Vendredi 6 juin 2008

1 DES ORIGINES AUX CROISADES ( 1095 )

Temps préhistoriques .

Les Ligures et les Celtes , nos ancêtres

Période gallo-romaine .

Les Barbares pendant la première moitié du moyen âge .

L’action civilisatrice de l’Eglise

LEGENDES des GORGES du TARN et des GRANDS CAUSSES

Vendredi 6 juin 2008

Génie des eaux , seigneurs et brigands , meneurs de loups….histoires vraies et récits imaginaires des Cités ruiniformes ,dolmens , vestiges néolithiques des Causses

La Bête du Gévaudan

La Légende d’Enimie

L’ Ogre de Malbouche

Jacquou le Violoneux

Le trésor du Triadou

Les Brigands du Bourg

Le château du Bouc

Le cheval de Capluc

La Vierge Noire

La Peyre et la Caboussude

Gargantua le géant bâtisseur et les Fées

Les prodiges de Saint Ilère

L’échappée du Drac

LA FEE , L’OGRE , LA ROSE

Jeudi 15 mai 2008

La rose passa ses multiples jupons pour se protéger des yeux indiscrets et se rendre à l’insu de la fée au repère de l’ogre qu’elle espèrait bien séduire dans sa délicieuse pudeur de bouton de rose , drapé dans sa robe fourreau qu’elle pensait le moment venu transformer en TUTU pour faire rêver l’ogre à ces lointains mois de Mai où il effeuillait volontiers la marguerite  ou la… rose

PRIX FRANCOIS FABIE

Lundi 14 avril 2008


Organisée par la Société d’Etudes Millavoises avec le concours de l’Inspection Départementale de l’Education Nationale , des écoles de la circonscription , de l’amicale des Aveyronnais de Paris , de l’association MYRIADE

Illustration par les enfants scolarisés dans le cycle élémentaire de poèmes de François FABIE et/ousur le thème des moulins

Visite pour les enfants de MYRIADE du musée François FABIE au Moulin de Roupeyrac à DURENQUE

Présentation du poète , de sa vie , de son oeuvre .

Jury et remise des prix .

Edition d’un C.D des illustrations proposées

Rappel de l’ hommage rendu à l’ASSEMBLEE NATIONALE le 12 Avril à

François FABIE : un poète de clocher à Paris ,

A l’initiative des députés de l’ Aveyron , de l ‘Amitié François FABIE , de la Fédération Nationale des Amicales Aveyronnaises , du Syndicat d’Initiatives de Durenque

pour fêter le centenaire du départ de Paris , de François FABIE qui se retire à La Valette du Var

François Fabié

François Fabié est né le 3 novembre 1846, au moulin de Durenquae près de Rodez dans l’Aveyron . En 1865 après une brillante scolarité à l’école primaire du village puis à Rodez où il fait ses études secondaires, il est reçu premier au concours d’entrée à l’Ecole Normale d’Instituteurs .Brillant élève il est remarqué par Vitor Duruy, ministre de l’Instruction publique , qui le désigne pour être formé comme professeur d’enseignement secondaire spécial . En1872 il prend son premier poste à Toulon . En 1876 il réussit l’agrégation . En même temps le poète se révèle en disant ses poèmes aux séances de l’Académie du Var .En 1879 , il fait paraître son premier recueil , la Poésie des Bêtes ,où il développe déjà le thème du pays natal, sujet qui constitue le centre de son oeuvre et dont il décline la célébration , sous toutes ses formes .

En 1883 , il est nommé à Paris au lycée Charlemagne .En1886, il reçoit le prix Montyon de l’Académie française , fréquente les Parnassiens et se lie d’amitié avec François Coppée .

Durant les dernières années de sa vie , l’Aveyron et le Var lui rendront plusieurs hommages .

Fabié compose alors une anthologie de son oeuvre intitulée : la Terre et les Paysans

Outre ses nombreux poèmes , il écrit de petits contes dont le thème est souvent lié à l’enfance .

Fabié meurt le 18 juillet 1928, à La Valette . A l’instigation de diverses personnalités du monde artistique , politique et socio-professionnel il lui sera rendu hommage par deux statues dont une inaugurée à Rodez en 1933 par Albert Lebrun , président de la République , un buste sculpté par Denis Puech et qui , à Durenque , rappelle sa mémoire .

Parallèlementà la prose et à la poésie , Fabié composera pour le théatre . Il s’agit d’à-propos en vers destinés à la Comédie-Française pour les anniversaires des auteurs classiques .Ilse passionne aussi pour le théâtre poétique et social . Enfin , dans Muses et Poète , en 1923 ,Fabié dialogue avec Ségaline et Mireille , les muses des deux pays qui ont partagé son coeur , le Rouergue et la Provence .

Les poèmes retenus pour l’illustration sont :

-La chatte noire

-Les escargots

-Les moineaux

-Le retour du loup

-Chanteclair

-Berger d’abeilles

-Les canards

JOURNEE FORAINE DE LA SOCIETE D’ETUDES MILLAVOISES

Lundi 14 avril 2008

Journée Souvenir en hommage à Christiane BURUCOA  , Femme de Lettres et Poétesse Rouergate

Communications sur son oeuvre  littéraire et  poétique ,  ses émissions  radio , son action en faveur du tourisme….

Lectures de ses oeuvres  littéraires et poétiques sur les  Gorges du Tarn , de la  Jonte et sur la Région des Grands Causses

Exposition de ses livres

Visite commentée du château de Triadou et du village médiéval de Peyreleau

Journée ouverte au public de 10 heures à 13 heures  et  de 15 heures à 17 heures ,

Participation gratuite

Contact et renseignements : Jean - Louis  CARTAYRADE  06 75 06 64 27  André ARNAL  05 65 62 67 19 / 06 31 69 68 52

LE MONDE DES DEMEURES INVERSEES

Dimanche 13 avril 2008

De même que les façades des maisons dissimulent la réalité des foyers et des êtres , de même la surface de la terre et singulièrement au Pays des Grands Causses cache derrière sa bonhomie agricole ou sa sévérité désertique les ténèbres d’un monde où l’ordre ” habituel ” est modifié

C’est Le Monde des Demeures inversées ainsi appelée par les anciens Egyptiens pour désigner un univers imprévisible

Une charrue trace son sillon dans la paix des champs , qui s’engloutit brusquement dans un gouffre entrouvert

Un caillou lâché par une main enfantine dans une fissure du rocher réveille soudain des échos qui montent des Enfers

Au pied de la falaise une arcade naturelle restitue les flots que leur voyage amène du fin fond de la terre

Rêver de ces rivages , frissonner à cette étrangeté tapie que l’homme sait de sciences sûres exister au fond de ses assises ,est l’une des plus grandes sources de son génie créateur . Sur cette réalité entrevue , l’éternel Prométhée a fondé ses croyances et ses mythes ; il en a copié les formes pour en faire ses maisons et ses dieux avant que d’oublier la source de son héritage

A nous à notre tour de prospecter la réalité des sources qui ont fait de nous ce que nous sommes

LA GROTTE ET LA CRYPTE

Dans l’article “GROTTE” du dictionnaire d’histoire naturelle de d’ Orbigny, Desnoyers nous montre que ce mot grotte vient du latin CRYPTA qui désignaient primitivement ces cellules des catacombes où les premiers chrétiens déposaient les restes des martyres . L’étymologie crée donc un lien de parenté entre la grotte et la crypte . Et dans la France souterraine on constate un peu partout le mystérieux besoin de caverne qui incite les hommes à creuser des souterrains , des cryptes , des grottes artificielles , là où la géologie a empêché la nature d’y pourvoir . Si bien que le sol de France est indistinctement miné d’abîmes sauvages et de caves fabriquées .

Ici et là la science affirme que ces grands trous noirs qui participent de la réalité dont nous parlons résulteraient de l’érosion en terrain calcaire . Soit , mais il conviendrait dès lors en bonne logique , de limiter notre étude aux seuls territoires calcaires , à l’exclusion de cette moitié de la France où le substrat est formé de grès et de granit . Or nous voyons bien qu’il n’y a pas lieu de limiter notre champ d’investigation au nom des seuls critères géologiques , car , partout où l’absence de caverne est prévisible du fait de la nature des sols , l’on rencontre des hypogées et des cryptes .

LA PLUS VIEILLE AVENTURE DE L’HOMME

La conquête souterraine est une quête permanente d’un but inaccessible où mille rebondissements animent une intrigue pour lui donner les dimensions de l’Aventure

L’Odyssée et les romans de Kafka ont en commun ce thème et leur genre littéraire n’aurait pas boudé ce modèle dont la construction , en tout cas , obéit à des règles rigoureusement identiques

Chaque tentative de pénétrer plus avant le monde souterrain s’inscrit dans la durée et consiste à dépasser la barrière “infranchissable” qui a stoppé la progression de l’expédition précédente avec une inconnue qui est bien de ne jamais connaître par avance le mot FIN

Est-ce à dire qu’il s’agit là de tâches absurdes parce qu’inutiles ? Les efforts insensés qu’elle implique parfois n’ont-ils d’autre but que le plaisir de l’instant , le goût de ce grand silence minéral , la satisfaction d’errer parmi des formes à peine dévoilées et toujours fugitives . Il y a la une coquetterie , et non des moindres , de la nature qui consiste à se laisser désirer un peu à la manière d’une femme qui entretient désir et plaisir en ne découvrant sa nudité et ses charmes qu’avec une extrême délicatesse…Assurément non . Sur ces rivages où chaque pas s’imprime et se conserve , chacun ne peut éprouver qu’un sentiment de solidarité , au-delà du lien éphémère qui ne dure lui que le temps de l’action , un sentiment à la fois noble et humble , le sens de l’héritage , du partage , de l’oeuvre commune , de la tradition Plusieurs générations pour plusieurs siècles d’ effort et d’abnégation , chaque maillon de la chaîne n’ayant aucune certitude de connaître l’aboutissement de l’aventure , aucune certitude non plus qu’il existe une fin . Car , le mystère entretenu dans ce monde si particulier de la grotte est le véritable moteur de sa découverte , la conquête souterraine , dès lors qu’elle atteint des dimensions insoupçonnées , est un véritable sortilège face au quel l’homme ne peut qu’avancer parfois confronté à ses propres limites qu’il va devoir apprendre à dépasser pour à la fois affronter et découvrir l’inconnu Il se produit souvent au propre comme au figuré un véritable appel venant de l’intérieur : intérieur de la terre , intérieur de soi-même fusionnent alors en une véritable alchimie qui pourrait se décliner et se comprendre comme le besoin vital d’un retour à la matrice originelle dont , un jour , chacun est expulsé . une façon en quelque sorte de faire son deuil d’une vie antérieure ou peut- être de la retrouver . La découverte du monde souterrain n’est pas un acte anodin et nous met en présence d’un questionnement métaphysique sur la primauté de l’essentialisme par rapport à l’existentialisme . L’esprit devient alors le souffle fréquent dans la grotte , mystérieux aussi dans un monde d’archétypes , d’images ancestrales et symboliques qui , d’une part , se retrouvent à travers les mythes et légendes appartenant au fond commun de l’humanité , et d’autre part , constituent en tout individu , à côté de son inconscient personnel , l’ inconscient collectif , dont nous avons ici , et dans ce monde souterrain , des perceptions obscures

Mais ce relais que se transmettent hommes et générations a débuté , ne l’oublions pas , il y a des dizaines et des dizaines de millénaires et continue de nos jours . Qui sait quelle préoccupation pressante incita nos lointains ancêtres à se glisser parfois très loin dans les entrailles de la terre ? Instinct de survie ? Sans doute ! Mais cette motivation ne saurait expliquer un acte que d’aucuns jugeront dérisoire , mais qui , pour autant , n’est pas anodin

Toujours est-il qu’il fût le geste inaugural , il y a 50000 ans , d’une entreprise fantastique qui ne laisse pas d’animer les passions

La conquête des cavernes et la découverte du monde souterrain est bien la plus vieille aventure des hommes et elle en tire à la fois ses mérites et ses lettres de noblesse .

Son lyrisme d’abord . Car elle est source permanente d’épopée .

Peut-être n’inspira-t-elle pas les Argonautes en quête de la Toison d’or , mis c’est à coup sûr une exploration de caverne qui servit de modèle à toutes les descentes aux Enfers , à toutes les Républiques idéales , à tous les mondes singuliers de la littérature moraliste .

Cette  conquête de l’étrange a connu ses Jasons , ses Enées et ses  Siegfrieds

SAINT-MICHEL-DE-MONTORSIER

Vendredi 4 avril 2008

ITINERAIRE D’ACCES :

Au départ de LA GRAVE de PEYRELEAU prendre le chemin muletier qui longe la Jonte sur deux kilomêtres 1/2 environ , jusqu’au sentier qui s’élève en lacets vers les quilles dolomitiques de l’ermitage.

Au départ de SAINT-JEAN-DES-BALMES l’accès est également possible par les pistes forestières et les sentiers du plateau , il est toutefois conseillé de se munir d’une carte I. G.N au 25/000 eu égard aux cheminements nouvellement tracés notamment pour l’exploitation des bois , l’absence de signalisation et la confusion qui peut en résulter !

SAINT-MICHEL-DE -MONTORSIER fut à l’origine une seigneurie de MONTORSIER et dès l’époque médiévale une place forte dont l’importance stratégique justifiait l’emplacement sur un piton rocheux quasiment inaccessible de la vallée et qui assurait la protection des populations autrefois nombreuses sur le plateau

D’autre part les voies de communication suivaient alors la bordure du plateau ou couraient sur le plateau lui-même

Enfin les mouvements dans les vallées étaient beaucoup moins fréquents car il existait tout au plus des chemins muletiers tracés à même les versants , d’un accès aléatoire selon les saisons et le plus souvent d’une capacité insuffisante

Par ailleurs la vie économique était organisée différemment et l’essentiel des échanges se faisaient transversalement

Les Causses (ou plateaux) dont l’altitude moyenne est de 800 à 900 mètres présentent un dénivelé de 400 à 500 mètres par rapport aux vallées et la topologie jouait un rôle déterminant quant à la distribution des cheminements dans une région au relief très accidenté

Au cours des siècles , voire des millénaires et pour différentes raisons la population des plateaux va décroitre de façon très importante

Dès lors l’intérêt stratégique des nombreuses places fortes à la couronne des Causses va , diminuant , jusqu’à l’abandon pur et simple de forteresses inconfortables à la vie de tous les jours

Notons enfin qu’à différentes époques ces lieux vont être récupérés à des fins que le pouvoir royal ne pouvait tolérer , qui va en ordonner la destruction . Ainsi vont disparaître nombre de places fortes qui avaient résisté à l’usure du temps et des éléments .Nous devons à Jean ARNAL une remarquable étude sur le sujet , qui , à partir de documents d’archives , nous a livré un véritable travail d’Historien qui a entre autres mérites celui et non des moindres de dévoiler en la restituant la mémoire d’un temps révolu mais qui a marqué toute une époque de notre Histoire .

Cette seigneurie fut d’abord possédée par la famille de Montorsier qui apparait au cours du 12è siècle ; en 1152 Richard de Montorsier reprend en fief des Templiers divers domaines et biens situés sur le Causse . Bernard et Rigal de Montorsier vendent aux même Templiers des biens en1156 et 1173 . De 1169  à 1173 Hugues de Montorsier semble être le gendre d’un riche seigneur de Nant etcède des dîmes à l’abbaye de Sylvanès

Astorg de Montorsier , le dernier connu , engage ,  certains de ses biens aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem vers1193

La seigneurie et la forteresse de Montorsier vont ensuite passer aux mains d’une famille de la Roque originaire du château de la Roque -Sainte-Marguerite dès la seconde moitié du XIII° siècle

Le premier des nouveaux seigneurs de Montorsier est chevalier .Son fils reconnait, le 26 novembre 1316 , tenir en fief de Gaston  d’Armagnac , baron de Roquefeuil , le château de Montorsier et toutes ses dépendances situés dans la paroisse deSaint-Jean-des-Balmes

Lorsque la famille la Roque s’éteint à la fin du XIV° siècle , c’est noble Jean de Capluc d’une seigneurie avoisinante mais située en Gévaudan alors que nous sommes ici en Rouergue qui hérite des biens de feu Béranger de la Roque et reconnait tenir en fief de Bernard d’Armagnac , comte de Rodez et baron de Roquefeuil , la forteresse de Montosier et ses dépendances

Au cours du  XV° siècle  , les centres humains se déplacent sur le Causse Noir , Montorsier et Saint-Jean-des-Balmes perdent de leur importance au profit du Maynial et de Veyreau où un château existe toujours

Dès lors on peut penser que , les guerres anglaises terminées , Montorsier devenu inutile cesse d’être entretenu , tombe en ruines et est abandonné

Des testaments des XIV etXV° siècles nous apportent la preuve que l’ermitage Saint-Michel doit s’identifier avec la forteresse de Montorsier  dont les ruines auraient été ré-aménagées  et occupées par des moines-ermites qui durent desservir les lieux et leur chapelle dédiée à Saint-Michel comme ce fut le cas à Saint-Pons  qui sur le Causse Méjean est situé en lieu et place d’une autre forteresse tenue par les de Roquevaire même si aucun document médiéval ,  à notre connaissance , ne fait état de ces deux ermitages .

Les éléments bibliographiques qui ont permis cette reconstitution historique sont nombreux et variés  de  H.C  Dupont ,      E.A Martel à Georges Girard en passant par Louis Balsan , Albert Carriere , Frédéric Hermet , l’abbé Bousquet , la revue “lou causse Negre , Sauvegarde du Rouergue .

Ce blog étant avant tout à caractère privé même s’il me plait de faire partager ce que je découvre sur la région que ce soit à la Société d’études à Millau , à la Société des lettres à Rodez ou dans des fonds d’archives aussi riches que variés de Millau à Paris en passant par Rodez , Cahors , Montauban , Montpellier , Toulouse et bien d’autres… on ne m’en voudra pas , je pense ,  d’un manque d’exhaustivité en matière de sources bibliographiques que je tiens de toute manière à disposition de qui le souhaiterait

SAINT-JEAN-DES-BALMES

Mardi 1 avril 2008

Cette ancienne église paroissiale isolée en plein Causse Noir , à la croisée de sentiers de pays , autrefois annexe du prieuré du Rozier est accessible par la route départementale n° 39 au départ de Peyreleau.

Nul ne restera insensible à son charme qui se cache , non sans une certaine coquetterie , dans la solitude d’un amphithéâtre parmi les pins et les buis où elle se dévoile soudain sur fonds de rochers dolomitiques habillés d’un humble manteau de pins et de buis , immuable verdure qui souligne d’un trait sévère l’austérité du site propice à la méditation.

On vient à Saint-Jean-des-Balmes d’abord pour la poésie des lieux qui ne consentent à changer de parure que pour ceindre l’écharpe de sa majesté Hiver lorsque Dame Nature, tel un Magicien des Couleurs , imprime sur un film en noir et blanc toute la magnificence d’un lointain passé toujours omniprésent.

PEUPLEMENT :

Sorte de camp retranché habité par les peuplades primitives de la plus haute antiquité comme en témoignent des fragments de poteries dites celtiques , puis après les Gaulois , les Romains ont laissé des tuiles à rebord et également des poteries sammiennes

De grandes urnes découvertes dans trois stations romaines des environs dénotent la présence de stations de résiniers qui consistaient à extraire par combustion la poix des résineux était utilisée à différents usages : éclairage , calfatage des bateaux dans les ports de Sête et de Narbonne , luminaires des églises et chapelles , médicaments , etc .

Les brulâdes sont nombreuses qui se repèrent encore de nos jours à de larges cercles de teinte noiratres et vierges de végétation , la terre brulée ayant été rendue infertile du fait de la chaleur dégagée par la combustion

Le principe consistait à superposer deux urnes de grandes dimensions , l’une étant enfouie dans le sol et recouverte d’une grille , l’autre lui était superposée et donc au dessus du niveau du sol . Pour avoir une idée du dispositif imaginez deux pots de fleurs par exemple , coniques , de un mètre de hauteur et de quatre- vingt centimètres de diamètre et posés l’un sur l’autre .Celui du haut était troué au sommet pour l’échappement des gaz de combustion afin d’éviter la détérioration de l’ensemble du dispositif . Dans l’urne du haut étaient rassemblées les ramures de résineux ( pins sylvestres ) L’étanchéité du dispositif était assurée par un joint d’argile entre les deux urnes afin d’éviter les déperditions de chaleur . une brulâde était alors organisée autour du dispositif jusqu’à ce que la résine contenue dans les ramures fonde sous l’effet de la chaleur et s’écoule dans l’urne du bas à travers la grille qui faisait office de filtre des déchets de combustion

Carrefour de voies anciennes :

C’est à Saint-Jean-des-Balmesque se croisaient le chemin de Meyrueis à Millau et le chemin de l’Auvergne et le Causse de Sévérac auxCévennes par Mostuéjouls et PEYRELEAU

Le premier de ses chemins longe le bord septentrional du Causse noir, le sesond de l’Auvergne aux Pays transcévennols franchissait le Tarn à la barque du Rozier et la Jonte au pont de “CALLUC” 80muletsuniquement affectés au transport des marchandises étaient stationnés à Peyreleau

L’influence et les aides accordées par les seigneurs locaux ainsi que les fonds royaux permettaient d’entretenir ces voies de communication “les habitants de ces contrées au sol fort ingrat vivaient essentiellement de commerce ( procès-verbaux de l’Assemblée de Haute Guyenne 1780/1782 )

Ces chemins étaient empruntés par les dominateurs du Causse Noir : les ROUTIERS 1376/1379 , les protestants 1568 et plus tard les troupes du Duc de Rohan

Une autre invasion plus redoutable encore parce que permanente était celle des vagabonds et des mendiants dans ces déserts du Causse Noir où les habitants des fermes et maisons isolées vivaient dans la crainte de cette misère et nourrissaient ceux qui se présentaient souvent durant toute une journée avant de les congédier non sans leur avoir donner au préalable un gros morceau de pain

Il n’était pas rare alors que les femmes seules soient victimes de larçins

Dès lors dit notre historien A . MONTEIL dans sa “description de l’Aveyron ,” on ne doit pas être surpris que la main de la charité s’ouvre aussi facilement dans ce Pays”

UN ERMITAGE PRECEDA L’EGLISE

des vestiges situés a proximité et notamment un escalier taillé dans la roche ainsi que des ruines semblent corroborer cette hypothèse

LEGENDE RELATIVE A LA CONSTRUCTION DE L’EGLISE :

“les habitants des Balmes voulaient construire une église qui s’écroula par deux fois aussitôt construite , les bâtisseurs firent appel à un charroi et décidèrent dere-construire une troisième fois sur le lieu même où les boeufs s’arrêteraient . ce qui fut fait et lors du creusement des fondations on découvrit à l’endroit précis la sépulture du Saint ; dès lors tout s’expliqua et l’édifice reconstruit une troisième fois défie encore les siècles”

LES BALMES :

Mais d’où vient le nom des BALMES ?

-de Baoumes qui se trouvent à proximité ?

- d’un mas appelé “les Balmes”

Probablement des deux ! L’occitan BAUMA-BALMA signifie grotte , abri sous roche

LES D’ALBIGNAC ET LE TRIADOU A PEYRELEAU

Lundi 14 janvier 2008

Avant d’acheter la terre de Peyreleau , entre 1669 et 1699 , les barons d’Albignac s’intitulaient aussi marquis du Triadou et vicomtes de Castelnau .

Marquis du Triadou , car lorsque Pierre d’Albignac , II e du nom , quitta le château de Mostuéjouls pour aller s’installer à Peyreleau , les titres de la seigneurie appartenaient à la famille de Sévérac et de ce fait Pierre d’Albignac ne pouvait s’en prévaloir

Il habita d’abord une maison du village identifiée par les armoiries des d’Albignac gravées sur l’un des murs , à la fois à l’intérieur et à l’extérieur , à la difference près que le blason qui apparait à l’extérieur n’est pas le même que celui qui est visible de l’intérieur . Ceci s’explique très vraisemblablement par le jeu des alliances qui se sont nouées au cours des siècles entre les différentes branches .

Pierre d’Albignac était un jeune homme violent et audacieux qui ne connaissait d’autres droits que celui de la force , et qu’une vieille tradition représente comme livré à tous les débordements de la vie féodale

Aussi n’hésita-t’il pas à s’emparer hardiment , pour y construire les fondements de sa nouvelle demeure , d’un terrain appartenant aux moines du Rozier , moines bénédictins de l’abbaye d’Aniane du diocèse de Maguelone dans l’ Hérault , et qui avaient établi un prieuré à Entraygues ( Le Rozier) à la demande de l’évèque de Mende en Gévaudan : Aldebert Ier . Le prétexte invoqué fut que les moines mettaient quelque négligeance à s’acquitter de la tâche qui leur incombait , à savoir le bon fonctionnement du bac qui permettait de franchir la rivière du Tarn , qu’il était lui-même obligé d’y suppléer et qu’en conséquence il lui fallait une contre-partie . Par cette spoliation , Pierre d’ Albignac se rendait mettre d’un domaine sur lequel il allait construire , en 1470 , l’aile gauche du château , sassurant du même coup d’un titre que nul ne songerait à lui contester : Seigneur du Triadou

L’appellation vient du fait que ses sugets possédant , qui , quelques chèvres , qui , quelques moutons faisaient appel à un berger commun pour conduire les bêtes à la pâture commune elle-aussi , et qu’au retour il s’agissait du lieu ou étaient “triés” les animaux pour ètre rendus à leurs propriétaires respectifs