LES D’ALBIGNAC ET LE TRIADOU A PEYRELEAU
Avant d’acheter la terre de Peyreleau , entre 1669 et 1699 , les barons d’Albignac s’intitulaient aussi marquis du Triadou et vicomtes de Castelnau .
Marquis du Triadou , car lorsque Pierre d’Albignac , II e du nom , quitta le château de Mostuéjouls pour aller s’installer à Peyreleau , les titres de la seigneurie appartenaient à la famille de Sévérac et de ce fait Pierre d’Albignac ne pouvait s’en prévaloir
Il habita d’abord une maison du village identifiée par les armoiries des d’Albignac gravées sur l’un des murs , à la fois à l’intérieur et à l’extérieur , à la difference près que le blason qui apparait à l’extérieur n’est pas le même que celui qui est visible de l’intérieur . Ceci s’explique très vraisemblablement par le jeu des alliances qui se sont nouées au cours des siècles entre les différentes branches .
Pierre d’Albignac était un jeune homme violent et audacieux qui ne connaissait d’autres droits que celui de la force , et qu’une vieille tradition représente comme livré à tous les débordements de la vie féodale
Aussi n’hésita-t’il pas à s’emparer hardiment , pour y construire les fondements de sa nouvelle demeure , d’un terrain appartenant aux moines du Rozier , moines bénédictins de l’abbaye d’Aniane du diocèse de Maguelone dans l’ Hérault , et qui avaient établi un prieuré à Entraygues ( Le Rozier) à la demande de l’évèque de Mende en Gévaudan : Aldebert Ier . Le prétexte invoqué fut que les moines mettaient quelque négligeance à s’acquitter de la tâche qui leur incombait , à savoir le bon fonctionnement du bac qui permettait de franchir la rivière du Tarn , qu’il était lui-même obligé d’y suppléer et qu’en conséquence il lui fallait une contre-partie . Par cette spoliation , Pierre d’ Albignac se rendait mettre d’un domaine sur lequel il allait construire , en 1470 , l’aile gauche du château , sassurant du même coup d’un titre que nul ne songerait à lui contester : Seigneur du Triadou
L’appellation vient du fait que ses sugets possédant , qui , quelques chèvres , qui , quelques moutons faisaient appel à un berger commun pour conduire les bêtes à la pâture commune elle-aussi , et qu’au retour il s’agissait du lieu ou étaient “triés” les animaux pour ètre rendus à leurs propriétaires respectifs